Dublinia – l’Irlande à la Belge (Day 3)

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Temple Bar – retour vers le futur.

Au réveil de notre troisième jour en terre gaélique, Eoghan nous a préparé un super p’tit gueuleton à base de porridge bien chaud et sucré, souvenir qui me ramène quelques années en arrière quand ma manman m’en cuisinait certains matins. On fait le plein, on remercie bien bas, on prépare nos affaires en un temps record et on se trisse avec le sourire. Ce n’était pourtant point le cas la veille, lors d’une expéditions de ravitaillement en bières qui nous apprit que pour crapahuter de la Belgique à un pays non-Schengenien (koiçasditpas?) comme l’Irlande, une carte d’identité suffit, alors que pour acheter des cig’ et des bières au magasin du coin, dont je tairai le nom mais qui commence par “Tes” et qui finit par “co”, un passeport est nécessaire – ou une carte d’identité/permis de conduire irlandais, ce que nous n’avions pas, oeuf corse. Logiii-ique! Enervation, frustritude!

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Nous n’avions donc pas remarqué que notre balade nocturne nous avait mené en bord de mer de la très jolie Érin, et cette vision enchanteresss’ digne d’une mer du nord bien de chez nous par une grise journée de novembre nous apparut lorsque nous quittâmes le nid douillet de notre aimable hôte couchsurfeur. Mais Ô pluie, Ô vent, Ô parapluie qui se retourne, je me retrouve donc obligée de préférer l’appareil à la pomme, en le protégeant temps bien que mal – pun intended – pour préserver mon réflex des gouttes vicieuses. Bon, y’a rien à voir, allez hop (comme dirait Coluche)!!

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Dublinia – en terres viking.

IMG46Quand marre de la pluie qui tombe tu auras, à Dublinia tu te réfugieras. Je viens de l’inventer. Mais puisque l’avenir appartient à ceux qui regardent à droite en traversant et que le programme de la journée est aussi clair que le ciel, on file se planquer à Dublinia – non sans avoir d’abord abusé de la gentillesse irlandaise et laissé notre fouillis à Barnacles. Dublinia, c’est un musée rigolard, plutôt folichon pour un mioche de 5 piges – ou pour Hélène et moi – où t’apprends une poigne de trucs pas trop craignos voire même carrément enrichissants sur la Dublin fortifiée des Middle Ages, les invasions de poilus cornus, l’évolution de tout un peuple et 1001 autres infos que t’auras oubliées en sortant de là. Mais c’est coolos, ça fait passer le temps, et tu peux raconter aux vioques que t’as pas fait QUE picoler, et que t’as MÊME vu des trucs culturels sympatoches. Wesh.  

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Donc on se gausse de loques pas très fraiches, on devient moins con, ou on fait semblant, puis une fois la pluie pas du tout passée, on se retrouve le nez au ciel, on connait la chanson. On quitte Dublinia, ses tourelles et ses ponts Harry Potteriens, et on continue notre envolée sauvage city trip avec la ferme intention de visiter la distillerie Jameson – après la bière, le whisky – qui nous porte devant la Christ Church pour la tantième fois, et d’ailleurs, on n’en sait pas beaucoup plus sur ladite église. Visite culturelle, toussa… Mais avec notre désormais affirmée poisse tenace, on se tape perpèt’ pour trouver la gnôlerie Jameson sold out pour cause de débarquement d’un car de beaufs franchouillards. Ben ouais, pour continuer dans notre veine, y’a un match du rugby important le lendemain: France – Irlande. Encore la chance!!  

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Hélène & Mick – notre hôte d’un soir

Et avec tout ça, on ne sait toujours pas où dormir le soir! Eoghan a du retourner à Cork en dernière minute et ne sait plus nous héberger, les auberges sont prises d’assaut – ce crotté match de rubgy, décidément -mais nous avons une idée: la pomme dépanne fameusement, et déjà j’accumule les réponses positives à mon SOS sur Couchsurfing. Mick est le premier à nous proposer son couch à surfer, et on débarque chez lui dans la soirée.

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Temple bar – là où tout finira.
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Dame Street – friday night fevah

Ca tombe bien, le courant passe à merveille! Quelques bières, quelques pizzas, on échange connaissances musicales, histoires de Couchsurfing, on s’épate, on se marre, on se surprend, puis on se tire dans Temple Bar, comme de vieux poteaux. Guinness, cidres, bières, inconnus de passage, on parle on crie, on fait la fête, et on se retrouve à nouveau au Fitzsimons. La terrasse est décidément bien sympatoche, on rencontre des Franchinards, on tape causette dans l’insouciance et la légèreté des amitiés d’un soir. On se rend compte de l’incroyable chance d’avoir rencontré Mick, petit bout de bonne humeur et d’humour, grâce à Couchsurfing parce que plus on passe de temps avec lui et plus on apprécie chaque petit moment passé ça et là, chaque souvenir qu’on en gardera.

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On danse, on se moque, on fait les débiloson s’offre un verre ou deux – pas 1000 parce qu’à 6euros la pinte, ça fait un peu mal à la gueule et à notre budget d’étudiantes – et surtout, surtout, on ne s’ennuie pas une seule seconde, et on passe vraiment une soirée d’enfer. On s’apprend des traditions, des trucs de nos pays respectifs, on s’échange des anecdotes. *LALALALALA – BAMBINO, BAMBINO* Quand le café ferme, sur le coup des 3h du matin, on se rabat sur un fast food aussi gras que goûtu en se moquant de la mode irlandaise – non mais sérieux, quand on sait pas marcher sur des talons aiguilles, on n’en met pas!

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On se tape un taxi pour rentrer, on boit encore une petite et déjà, il est presque temps de plier bagage. Quitte à devoir se lever aux aurores pour attraper le vol du retour, je préfère encore ne pas dormir du tout – non, mais dormir 1h, ça te laisse encore plus cassé que si t’avais pas dormi, non? Apparemment, Hélène n’est pas d’accord et roupille dans le canap au son du Yukulèlè de Mick. Une aube bleue et grise se pointe déjà en même temps que notre bus à impériale, et on se trace à l’aéroport après moultes remerciements et on promet de se revoir, ici ou là-bas.

 IMG71Je pense que ce marathon pour avoir le vol restera pour Hélène & moi aussi éprouvant que mémorable. On est à la bourre, mais rien n’est désespéré. Mais qu’est ce qu’il fout ce double deck à s’arreter tout le temps? Stress intense, boule au ventre. Bon, on arrive devant l’aéroport au moment où nous devrions avoir déjà embarqué. Et c’est la course, on bouscule, on s’excuse, on dépasse, pointe dans les côtes, bouche sèche, et on y arrive. De justesse. Ce n’est pas le cas de mes oignon rings qui continueront leur course jusqu’aux toilettes de l’avion, m’imposant un vol des plus pénibles. Bref, on rentre crevées, livides, pas fraiches, pas très bavardes non plus, mais heureuses de notre aventure, contentes de chaque moment vécu l’une avec l’autre dans cette ville pluvieuse mais Ô combien sympatoche. Merci Dublin, on reviendra! 

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