Couchsurfing – Un mode de voyage particulier

Screen shot 2013-03-28 at 21.51.35Lassée de devoir chaque fois expliquer le principe du Couchsurfing à tout nouvel oiseau que je croise, je m’en viens donc vous noircir une petite bafouille sur le commentquoipourquoipourqui de cette ingénieuse idée qu’est celle de voyager et d’être hébergé par des locaux (mais pas que)Oeuf corse, c’est pas tout récent comme pratique, mais c’est carrément pratique quand même. Le but n’est donc pas que de voyager gratos (mais ça aide). C’est aussi prendre le risque de se heurter à des chocs culturels balaises (parfois)de rencontrer des gens différents (toujours) et de vivre des expériences uniques et incroyables (chaque fois).

For those of you who don’t understand my charmante language but still want to know what this Couchsurfing thing is all about, here is a link to make it crystal: Couchsurfing what? 

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Cheese & Wine party, Guillaume de Montréal, Val, JY, Robin & Anso.

Puisque nous sommes tous un peu bilingues avec plus ou moins d’alcool dans le sang, reprenons: couch = divan. To surf = surfer. Jusque là, c’est pas bien crétin. T’as pas compris? Reprends donc un verre de vin. Donc couchsurfing = surfer le divan des gens de partout et d’ailleurs, ou, en langage érudit, émettre une requête auprès d’un hôte éventuel et éventuellement choisi parmi tant d’autres (en fonction de son âge, sexe, religion, profaïle, photos, asperges vertes ou blanches) pour voir s’il aurait un espace plus ou moins confortable à nous offrir pour une, 2, 3 nuits ou plus. Ca va d’une carpette ou d’un morceau de tapis par terre (amène ton sac de cougnage), à la maison de vacances en passant par le matelas par terre, le classic divan 1 personne ou le divan clic-clac, la chambre d’amis et le lit king size. J’imagine qu’au fin fond de la jungle sud-américaine ou dans la plupart des pays africains, un couchsurfeur aventureux devrait se contenter du strict minimum. Et avec le sourire s’vouplè, c’est lui qui l’a voulu.

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Olga & moi, 2 free HUGeuses de passage – Arbat street, Moscou

Okay, présenté comme ça, ça n’a l’air ni safe ni attirant mais en fait … ça l’est! Hum. Sisi, j’vais te convaincre! D’abord, tu te crées un joli profaïle gratos sur le site et tu te déverses dedans dans ton plus bel anglais (encore un verre de vin?). L’humour et l’imagination semblent être de mise, les profaïles chiants reflétant des gens chiants (bon, ok, pas forcément), mais moi, je recherche pas d’hôtes chiants. Sinon j’irais à l’hotel.

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Gaetano, Veronica & bébé Olivia, + Luigi (au milieu), mon hôte d’un soir dans les Pouilles.

Bon, c’est vite dit, j’ai déjà eu de belles surprises avec des couchsurfeurs aux profaïles à peine remplis. Cela dit, corrige-moi si je me trompe-je, c’est avec plus d’enthousiasme qu’un voyageur aventureux aura envie de rencontrer l’auteur d’un profaïle rempli, détaillé et volontaire, qu’il n’aura envie de rencontrer l’auteur d’un profaïle complété à moitié, aux photos petites et floues, voire inexistantes. J’ai tout bien tout compris?

Le site de couchsurfing, c’est pas une agence matrimoniale! Ceux du fond, ouvrez vos cages à miel! Il est fondé sur un rapport mutuel se basant sur le respect de tout un chacun. C’est simple, pourtant? Avec les 1001 technologies modernes, applications appareil-à-la-pomme et autres, GPS, réseaux sociaux, tarifs roaming avantageux et cie, sérieux, c’est plus si compliqué de communiquer à l’étranger! Et ça rend les choses encore plus simples quand il s’agit de contacter son hôte pour lui dire qu’on aura un peu de retard, ou simplement pour le remercier pour la belle soirée. 

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Jean-yves & moi, chez Aaron et Grace, Bâton Rouge, Louisiane.

Le Couchsurfing c’est la volonté de voyager sac au dos et de rencontrer le reste du monde, en s’adaptant aux religions et aux coutumes, en apportant avec soi un petit peu de chez nous et en repartant avec un petit peu de là-bas. Il ne s’agit en aucun cas de s’imposer, mais bien de découvrir, de tolérer, de s’adapter. Cette volonté, c’est aussi celle de partager, et d’une envie de recevoir des gens de partout chez soi, sans forcément demander en échange. Et puis en temps voulu, ce sera notre tour de voyager et nous serons heureux d’être hébergés ici ou là par des gens généreux. C’est mieux, dit comme ça?

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Masha & moi, un pont de Saint Petersbourg

Bien sur, un voyage en couchsurfing, ça ne s’improvise pas. Certaines règles de sécurité sont là pour éviter les bisbrouilles. Par exemple, il est conseillé d’être “vérifié”. C’est-à-dire, tu rentres ton adresse sur le site, quelques semaines plus tard tu reçois une jolie petite carte postale avec quelques autocollants CS pour dégueulasser la vitre de ta voiture (le frigo, dans mon cas) avec un joli code, code que tu entres sur le site de CS, pour prouver que t’habites bien là où tu dis que t’habites. Pas bien compliqué. Mais ça aide à y voir un peu plus clair.

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Jean-yves & moi, Sam & Audra, nos hôtes à Natchez, Mississippi.

Ensuite, après chaque aventure couchsurfienne, on est invité à laisser une “référence” sur le profaïle de son hôte ou de son surfeur, référence positive, neutre ou négative. Une façon de remercier, de se rappeler des souvenirs, de communiquer des informations importantes sur l’autre personne (est-ce une personne fiable? ), ou pour raconter une mauvaise expérience. Le monde est vaste, on ne se répétera jamais assez d’être trop prudent (oui, m’man). Juste une question de bon sens. Ces références nous renseignent un peu sur la personne que l’on va héberger ou chez qui on souhaite passer un peu de temps.

268371_10150228196475740_2450501_n Mark, de Belfast & moi, festival des Ardentes.

Bon, tu vas me dire qu’il faut bien commencer quelque part et tu auras raison: quand on rejoint le site, on n’a pas de références! C’est vrai. Le mieux est encore de se retrousser les coudes, et petit à petit l’oiseau devient forgeron. Il faut faire confiance à son jugement personnel, prendre le temps de communiquer avec la personne que l’on va héberger, poser des questions, se renseigner, se rassurer et surtout, surtout, ne pas hésiter à décliner si on n’est pas à l’aise, si on n’a pas le temps, ou simplement, si on n’a pas envie. Il arrive fréquemment que des couchsurfeurs volontaires n’aient ni la place ni le temps d’héberger des gens, mais proposent en revanche un café ou une bière en ville, histoire de discutailler.

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Denis & Dasha, Anso & moi, Saint Petersbourg.

Couchsurfing, c’est organiser un dîner de thanksgiving n’importe quand, prendre le train nuit (Platzkart) de Saint Petersbourg à Moscou, redécouvrir Liège et St Pete avec Masha, traverser le no man’s land entre la Russie et la Finlande, jouer les super-héros un soir de sortie en ville, le jeu du post-it, faire des boulets sauce lapin avec les moyens du bord, devenir un peu punk, se goinfrer de Charleston Chew, aller tirer à l’arme à feu, une soirée @ TGI Friday’s lors d’un concours de lancé de bouteilles (Tom Cruise style), PECTOPAH, les marches des églises de Rome la nuit, les baba-au-rhum de Naples, un brunch typiquement canadien, un mardi gras presque Louisianais, une aide précieuse, des cadeaux, des pekets flambés, de l’Appenzeller et mille autres alcools imprononçables,  des Guinness dans un Irish pub, TU N’ES PAS SEXY PAS. Et absolument aucuns regrets.

Wanderlust: a very strong and irresistible impulse or desire to travel the world. 

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